Manifestation en faveur d’Israël BERNE, Place Fédérale 2006

Samedi, 30. sept. 2006

Des chrétiens annoncent la couleur

Exposées :

Israël – problème ou solution ?
Markus Ernst, Directeur international d’Ebenezer, Schaffhausen

Au pic de la récente guerre du Liban, lorsque le monde entier accusait Israël à cause du bombardement de Kfar Kana, le Premier-ministre Ehud Olmert, visiblement désespéré, demandait « Qu’est-ce qui nous arrive, à nous les Juifs, cette minorité, ces persécutés… » et culminait dans la question suivante:
What do we have that all the others don’t ?
(Qu’avons-nous, que tous les autres n’ont pas?)
Qui peut donner une réponse à cette question existentielle? Est-ce qu’elle ne renferme justement pas les deux côtés de notre sujet ? La vraie cause, ne serait-ce pas la position exposée des Juifs dans le monde qu’ils occupent sur la base de leur appel divin qui fait qu’Israël porte en lui aussi bien le problème que la solution ?
Israël – Problème ou solution ? Est-il juste de formuler la question ainsi ? Le ferions-nous également pour la Suisse ou un autre pays ? Pourquoi précisément Israël ? Peut-être comprenons-nous soudainement: C’est plus profond que cela ! Cela dépasse la pensée rationnelle et nous amène à un défi plus pointu, à un autre niveau ! Celui qui ose vraiment s’occuper de cette question, se rend vite compte de son impuissance humaine. Nous qui croyons pouvoir trouver une solution à tout, nous atteignons notre limite en abordant le thème d’Israël : Comment ranger le peuple juif à sa juste place ? Est-ce qu’il est davantage problème ou solution ? Qui ou quoi se cache derrière ce peuple qui a survécu à toutes les tentatives de sa destruction ? Et tous ceux qui touchent à Israël constatent que c’est un fer brûlant ! Est-ce que la Bible a quand même raison ? Existe-t-il un Dieu vivant qui a fait alliance avec ce peuple ? Est-ce Son intention de laisser ce peuple et ce pays devenir un problème ou une solution ? Qui peut nous donner la bonne réponse ?
Lorsque nous achetons p. ex. une voiture, le mode d’emploi du constructeur nous apprend tout ce qu’il faut savoir pour son utilisation correcte et couronnée de succès. Bien entendu, je sais que M. et Mme Suisse ne lisent souvent pas de mode d’emploi.
Mais, lorsqu’il s’agit de questions de la vie tellement plus profondes, comme justement Israël, ne devrions-nous pas à tout prix consulter le mode d’emploi de notre constructeur ? Dieu n’a pas créé le monde pour en prendre congé ensuite, mais Il nous a donné des instructions claires et intelligentes pour une vie remplie de sens et de succès. Et cela peut être lu dans bientôt toutes les langues du monde. Et dans la Bible, le Dieu éternel nous a fait savoir d’une manière géniale et étonnante, quels sont Ses buts pour le monde en général et pour Israël en particulier.
L’histoire nous apprend qu’Israël est devenu tout le temps un problème ou une pierre d’achoppement pour ceux qui ne voulaient pas accepter le plan de Dieu de son élection. Cela c’est perpétué à ce jour et semble se diriger vers un nouveau sommet.
Pendant des siècles, un grand nombre s’est accordé pour vouloir rayer Israël de la carte. Nous en avons des exemples allant jusqu’à l’actualité présente. Nous savons cependant que même avec des méthodes les plus raffinées, personne n’y est jamais parvenu et n’y parviendra jamais !
Il ne s’agit pas ici d’une appréciation politique. Mais c’est un fait que lorsqu’il arrive n’importe où dans le monde quelque chose de grave, l’on recherche aussitôt un bouc émissaire. Et l’on trouve presque toujours le même : Le problème, c’est les Juifs !
L’information de plus en plus négative des médias sur Israël le rend facilement possible. Parfois l’on utilise sciemment des images ou des histoires truquées. Par la tromperie et le mensonge, la perception de la société se modifie de plus en plus.
A mon avis, plus l’humanité s’éloignera de Dieu, plus Israël deviendra un problème grandissant. Lorsque Ses critères sages et Ses directives pleines de bénédiction ne sont plus reconnus, nous quittons la terre ferme pour marcher sur des marécages humains.
Israël – problème ou solution ? Qu’est-ce que Dieu a à dire à ce sujet ? La promesse de Dieu et Son intention est de nous bénir avec la solution. Lorsqu’Il a appelé Abram, Il lui a promis: „Toutes les familles de la terre seront bénies en toi !“
Plus tard, Dieu a parlé sur Israël: Qui vous touche, touche à la prunelle de ses yeux. Par l’attouchement de la prunelle de nos yeux, nous pouvons devenir aveugles. Lorsque notre vision est troublée, nous pouvons finalement arriver à la conclusion que la solution de Dieu pour notre monde est un problème. Cela engendrerait cependant le risque de transformer l’intention de bénédiction en malédiction.
3000 ans après Abraham, Jésus Christ a confirmé la destination de la bénédiction divine en disant : „Le salut vient des Juifs !“ Remarquons que cette phrase, même dans le texte original grecque, est dans le présent.
De la même manière que Dieu nous aime, indépendamment de ce que nous sommes, Il a élu Israël, indépendamment de son comportement. Nous n’avons donc pas à pointer notre doigt sur des comportements humains erronés, ni sur ceux de nos voisins, ni sur ceux d’Israël. Dieu est un Dieu de l’alliance qui accompli Ses promesses éternellement et irrévocablement.
Sur la base de ce que déclare l’Ecriture sainte, nous reconnaissons que la réponse à la question d’Ehud Olmert „ Qu’a Israël, que tous les autres n’ont pas“, est à la fois défiante et étonnante:
Tout d’abord le seul vrai Dieu vivant se tient derrière eux, Lui qui dit de Lui-même: „Je suis Celui qui suis. Je suis le Dieu d’Abraham, Le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Voilà Mon Nom pour l’Eternité.“ (Exode 3,13-15). Aucun homme ne peut contourner cette réponse.
Et au grand Rabbin juif Paul de mettre l’accent sur Romains 9: “Aux Israélites appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses.“
Alors, est-ce que Dieu a commis une erreur en choisissant Israël ? Job décrit l’Eternel au chapitre 36 comme suit: „ Dieu est grand par Sa puissance. Qui Lui prescrit Ses voies ? Qui ose dire : Tu fais mal ?“
Il est bien de toujours à nouveau nous rendre compte que Dieu n’est pas un homme pour mentir ou pour se repentir de quoi que ce soit. Il agira toujours selon ses voies et son conseil éternel. Il a choisi Israël en tant que témoin dans ce monde. Par l’action de Dieu à travers le peuple juif, nous reconnaissons Sa nature, Sa manière de régner et qu’Il est absolument digne de toute confiance, en maintenant Son alliance avec Son peuple et Son pays.
Ce n’est pas parce qu’Israël serait meilleur que d’autres nations. Il n’y a qu’un seul Dieu et parce qu’Il aime tous les hommes, Il n’est pas pro-israélien ou pro-chrétien, mais pas non plus anti-arabe ou anti-palestinien.
Lorsque nous étudions d’une manière sérieuse le mode d’emploi divin, nous reconnaissons que Dieu a choisi Israël avec comme but d’apporter la bénédiction à tous les hommes. La plus grande bénédiction reçue à travers le peuple juif est le Sauveur du monde, Jésus-Christ, le Fils de Dieu.
Israël est encore en route pour entrer pleinement dans sa destination de bénédiction. Nous pouvons l’aider en acceptant déjà aujourd’hui son appel et sa position. Car, le moment voulu, la terre entière reconnaîtra qu’Israël est la solution de Dieu au problème. Et nous avons le droit de nous en réjouir !

Mission et responsabilité du chrétien
Werner Scherrer, ancien conseiller national, Pro Israël, Thoune

« L’Eternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (Gen. 12 1-3)

Chers amis d’Israël de toute la Suisse !
Chers co-chrétiens !

Il y a environ 4000 ans, Dieu Lui-même a appelé Abraham de l’Irak d’aujourd’hui pour un service dans l’Israël d’aujourd’hui tout en liant cet ordre de marche à la merveilleuse promesse de bénédiction pour le pays et le peuple d’Israël, mais également pour tous et aussi pour nous qui sont présent aujourd’hui à Berne, si nous bénissons de tout notre cœur les juifs et leur patrie. Prononcer cette bénédiction tous les jours est le meilleur remède contre les puissances empoisonnées de toutes les formes d’antisémitisme. Sciemment et joyeux nous chantons le cœur : « Bénis Israël, Bénis Jérusalem » et remplissons ainsi pleinement le mandat de notre Seigneur. Dieu a un plan merveilleux pour Israël et Il l’achèvera d’une manière glorieuse. Et ceci contre toutes les tentatives du diable qui à travers de tous les siècles a essayé de séduire les hommes et les nations.

Aujourd’hui à Berne, nous écrivons également l’histoire d’Israël. Sur le plan du nombre, mais également sur celui de l’importance, il s’agit probablement de la plus grande et de la plus importante manifestation en faveur d’Israël qui n’a jamais eu lieu dans notre pays. Nous sommes rassemblés au centre de la Suisse politique, sur la Place fédérale tant remplie d’histoire, devant le siège parlementaire et ceci non pas pour un événement chrétien, ni pour une manifestation bruyante. En tant que Président de l’union de travail des œuvres suisses en faveur d’Israël, je suis impressionné de la grande participation et je sens votre amour et votre solidarité pour Israël. Par votre présence, vous montrez clairement au public, qu’en Suisse des milliers se tiennent derrière Israël. Face au fort vent contraire, c’est justement maintenant que c’est important !

Comme nous le savons tous, Israël se trouve actuellement, aussi bien sur le plan de la politique extérieure qu’intérieure dans l’épreuve à outrance la plus dangereuse depuis la création de l’Etat. En tant que vrais et honnêtes amis d’Israël, nous ne devrions pas être des spectateurs de la lutte, mais des amis et des aides. Je place notre responsabilité sous les trois importants points de vue : Esprit, dons et prière.

Le conflit en et autour d’Israël est avant tout une lutte spirituelle entre le ciel et la terre. Les promesses divines et l’importance d’Israël dans le monde qui y est liée séparent les esprits et ceci également en Suisse et même parmi les croyants ! Pour tous ce qui concerne le sujet d’Israël, nous n’obtenons de la lumière qu’en lisant, étudiant et appliquant tous les jours et d’une manière intensive la Bible, Parole infaillible de Dieu. Ce n’est seulement ainsi que nous retournons à la puissance

guérissante de nos racines biblico-hébraïques et à une démonstration d’un équilibre spirituel. Cela conduit à l’entendement clair que juifs et chrétiens ont besoin de Jésus et qu’ils sont unis en LUI. Nous avons le privilège et le devoir de faire part de cet entendement et de cette expérience dans un témoignage personnel par tout auprès des amis, de la famille et des collègues de travail. Nous sommes des collaborateurs actifs et des co-héritiers de Dieu, même si cela nous vaut des moqueries d’être des fanas d’Israël ou des fondamentalistes. Participez également au courrier des lecteurs dans vos journaux abonnés.

Les amis d’Israël ont le privilège de se mettre à l’œuvre pour la gloire de Dieu en tant qu’outils de Sa part, mais également en soutenant financièrement le travail très varié des œuvres en faveur d’Israël en Suisse et envers le peuple juif. « Dieu aime celui qui donne avec joie « , c’est ce qu’expose clairement l’apôtre Paul dans sa lettre au Romains, chapitre 15, verset 27. Les œuvres travaillant dans le cadre de l’IWS utilisent leurs moyens d’une manière ciblée pour un travail efficient en Israël et sont bien sur aujourd’hui très reconnaissantes de votre collecte volontaire et généreuse. Par un voyage en Israël, nous soutenons également le pays et le peuple et si vous vous décidez rapidement, il y a encore des possibilités de partir cet automne. Vous pouvez vous servir de prospectus aux stands d’information. Au travers d’un voyage en Israël existe également la possibilité d’exercer activement le ministère de consolation, souhaité par le prophète Esaïe. Que le Seigneur vous bénisse pour cela !

Le service par la prière en faveur d’Israël est très, très important et représente un appel de Dieu également pour ce temps troublé. Nous sommes établis comme sentinelles sur les murs spirituels de Jérusalem et ainsi nous est confié une arme puissante de l’univers. Dieu est en train d’appeler également en Suisse une armée de prieurs et d’intercesseurs dans un service journalier.

Consacrons-nous à nouveau ensemble, ici à Berne, devant Dieu et le monde invisible pour un combat spirituel, à ouvrir nos cœurs et à combattre courageusement dans la prière. Que le Seigneur vous bénisse, qu’Il vous garde et qu’Il vous conduise tous !

Position de la Suisse envers Israël
Christian Waber, conseiller national UDF, Wasen i.E.

La Suisse en tant qu’amie d’Israël

Le 14 mai 1948, l’état d’Israël a été fondé. La Promesse de Dieu s’est accomplie. La Suisse en tant qu’état indépendant et neutre soutenait ce nouvel état avec beaucoup de sympathie. La petite Suisse au milieu de l’Europe savait de son passé ce que cela signifie d’être entouré par des puissances ennemies. Israël, seul état démocratique dans le proche orient était pour nous garant de nos valeurs.
Immédiatement après sa fondation, Israël a été attaqué, et la même chose s’est produite en 1956, 1967, 1973, 1982 et aussi en 2006 ! Chaque jour à nouveau les juifs devaient et doivent encore faire face au terrorisme. Lorsque Israël se défend et remet en place les pays arabes environnants, l’ONU exige tout de suite un cessez-le-feu.
Dans toutes ces brouilles, la population suisse s’est toujours tenue du côté d’Israël ! Seulement depuis que nous sommes membre de l’ONU, notre comportement a changé. Israël n’est plus regardé à travers de notre croix suisse, mais à travers de la bannière du melting-pot uniforme de l’ONU !

La Suisse en tant qu’ennemie d’Israël

La population de la Suisse a abandonné son amour envers Israël. La désinformation régulière a laissé ses traces. Déjà très tôt, les ennemis d’Israël ont constaté qu’il n’était pas possible de vaincre les juifs par la force des armes. L’appel : « le samedi nous tuons les juifs et le dimanche les chrétiens » a été représenté dans les médias comme papotage du jardin d’enfants. Trop volontiers, d’une manière universelle, les médias ont parlé des méchants juifs qui tuent des enfants et des femmes. Et l’ont tait que la lâcheté des « combattant de Dieu » ne connaît aucune limite ! Ils se cachent derrière les faibles pour être célébrés comme héros dans la presse. Cette astuce a aussi marché chez nous et la sympathie s’est transformée en pure haine !
Ici, sur cette place ont manifesté il y a quelques semaines des partisans des fondamentalistes islamiques. Il y avait des comparaisons avec l’Allemagne de Hitler, des croix gammées et les Israéliens ont été traités de meurtriers brutaux. Sous les yeux de nos autorités et en présence d’un conseiller national, notre droit d’hospitalité a été violé de la manière la plus brutale !

Le rôle du gouvernement suisse

Je tiens à remercier l’ensemble du Conseil fédéral pour sa sagesse et son attitude à l’égard du conflit dans le proche orient. Notre ministre des affaires étrangères, Madame Calmy-Rey ne s’est jamais tenue à cette opinion générale. Il lui importait de pouvoir produire sa danse de l’importance sur le parquet anti-israëlien. La partialité des ses déclarations allait jusqu’à présenter les mesures d’Israël comme étant disproportionnées. Mais, que doit entreprendre un petit pays, si les attaques sur le plan militaire, terroriste et politique ont comme but d’éradiquer le pays ? Comment réagirait le Conseil fédéral, si nous étions attaqués au hasard par des fusées, lancées à partir d’écoles, de locatifs ou d’hôpitaux ?
Nous demandons au gouvernement suisse d’exercer de la pression sur les états arabes. La reconnaissance au droit d’existence d’Israël est le minimum que le gouvernement doit exiger. Notre politique ne doit pas s’incliner devant le chapeau de Gessler de l’Islam ! La Suisse doit à nouveau se rendre compte de ses origines! Le salut vient des juifs dit Celui qui à la croix a donné Sa vie pour nous tous ! Il n’y a pas de remède contre la lâcheté et l’agression des terroristes. Il n’y qu’une chose que nous pouvons y opposer, nos valeurs chrétiennes ! Une confession claire envers Israël, le peuple choisi par Dieu !

Communauté chrétienne: annoncer la couleur
Christoph Meister, pasteur, Aide aux églises en Israël, Bettingen

« Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire ; et l’on t’appellera d’un nom nouveau, que la bouche de l’Eternel déterminera. » (Esaïe 62, 1–2)

Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes ; ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l’Eternel. Point de repos pour vous. Et ne lui laissez aucune relâche, jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem et la rende glorieuse sur la terre. (Esaïe 62, 6-7)

Par mes paroles ici sur la place fédérale, je ne m’adresse pas particulièrement à vous, chers amis d’Israël. Je les adresse à tous les chrétiens de la Suisse dans les églises nationales et libres et avant tout à nos responsables et nos dirigeants : aux Evêques et présidents des conseils d’églises, aux professeurs et enseignants de la Bible, aux pasteurs, prêtres, et aux responsables de communautés, d’œuvres et de mouvements.

Je sais que beaucoup parmi vous ont avec nous, les amis d’Israël, de temps à autre de la peine, parce que, dans l’impatience de nos cœurs, nous dépassons parfois des limites que nous ne devrions pas dépasser. J’en suis navré ! S.v.p. pardonnez-nous !

Mais je vous prie d’écouter encore une fois ce qui brûle dans nos cœurs:
• Nous éprouvons de la honte et de la douleur, parce que nos cœurs se sont ouverts de plus en plus sur la profonde blessure du peuple juif, causée par un rejet chrétien de 1700 ans, du mépris et de la persécution.

• En même temps, la parole de Dieu a réveillé en nous une nouvelle relation avec le peuple juif et un nouvel amour pour Israël, de telle sorte que nous nous effrayons de plus en plus de l’atmosphère froide et hostile qui se répand à nouveau envers les deux en Europe.

Beaucoup parmi nous ne sont pas nés dans une amitié avec Israël et n’ont pas grandi là dedans, mais ont été conduit vers le peuple juif et le pays et l’état d’Israël dans une vue et une relation certes pas encore mûries à travers de crises, de luttes, de rencontres et de transformations.

Nous nous comprenons en tant qu’avant-garde, appelé par Dieu afin de voir et de marcher dans l’œuvre qu’il a commencée dans notre temps et qu’Il achèvera en Son temps.

Nous ne sommes qu’un petit troupeau, où vous-tenez vous ?

Voyez le figuier et tous les arbres, ils ont poussé à nouveau (Luc 21.29ff)

• Voyez, le peuple juif est de retour dans son pays, le pays de la Bible. Il parle à nouveau sa vieille langue. Un événement étonnant et extraordinaire – au milieu de l’histoire mondiale chaotique du 20e siècle !
Depuis longtemps, Israël est redevenu une pierre d’achoppement dans cette nouvelle situation, un rocher de scandale non seulement pour la conception du monde de l’Islam fondamentaliste, mais également pour la plupart des gens dans notre Europe humaniste. (Es. 8,14ff)

Mais, ce qui s’est passé et ce qui se passe de notre temps avec le peuple juif, est-ce que cela peut représenter pour les yeux de la foi autre chose que l’action mystérieuse et défiante du Dieu vivant qui accompli Sa parole prophétique ?
(Deut 30,4f ; Es. 35,10; 43,5f; Jér. 16,14f; 23,3; 31,7f; Ezéch. 36,22ff etc)

• Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier (Mt. 24,32f)

• Voyez le mouvement messianique, le troupeau grandissant de juifs croyant en Jésus en Israël et dans la diaspora.

Ce qui se passe là, est-ce que cela peut être autre chose pour les yeux de la foi que la renaissance de la communauté judéo-chrétienne qui a été trahie par l’ancienne grande église pagano-chrétienne ?
Est-ce que cela n’est pas le rétablissement du corps de Jésus-Christ divisé, uni de juifs et de non juifs ? (Eph. 2, 11-22)

• Le temps est passé dans lequel nous, les chrétiens, pouvions nous voir comme « le nouvel Israël »

Combien de « nouveaux Israël » qui se font concurrence, n’avons nous pas produit dans l’histoire de l’église !

• Il est temps de retourner et de reconnaître qu’il n’existe qu’un olivier franc, parce que Dieu n’a jamais résilié Son alliance avec Israël. Nous tous, catholiques, réformés, pentecôtistes ou évangéliques, nous sommes des branches entées et c’est seulement pour cela que nous avons part à la racine et à la graisse qui nous nourrissent et nous portent. (Rom. 11,17-24)

• Le temps est passé où nous, les chrétiens, nous pouvions avoir le Roi des juifs, mort à la croix pour les péchés du monde, sans avoir son peuple ! (Luc 23,33-43)

• Il est temps de retourner et de reconnaître que Jésus n’a pas seulement été pendu à la croix en tant que Roi des juifs, mais qu’Il reviendra également en tant que Roi des juifs. Lui-même est en train de préparer son peuple de l’alliance, Israël, et Sa ville, la Jérusalem terrestre, à Son retour. Il désire ardemment qu’ils crient « Baruch haba berschem Adonaï ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » ! (Matth. 23,37-39)

Chers responsables des églises et communautés en Suisse !
Chers chrétiens suisses !

Dieu nous appelle dans ces temps :
• à revoir notre lecture pagano-chrétienne des choses
• à réviser nos sentiers pagano-chrétiens (Rom. 9-11)
• et avant tout : à laisser circoncire à nouveau nos cœurs pagano-chrétiens (Rom. 2,28f)

Dieu nous attend :

• Il attend que nous Lui demandions du collyre pour oindre nos yeux, afin de voir ce qu’Il fait dans ce temps (Ap. 3,18)
• Il attend que nous fassions demi-tour là où presque tous nos pères – en ne sachant pas ce qu’il faisaient – ont emprunté des mauvais chemins envers Son peuple de l’alliance, Israël. (Dan. 9,4ff ; Luc 23,24)
• Il attend pour voir lequel des deux chemins mentionnés dans le livre de Ruth, nous choisissons: (Ruth 1.16-22)
Si nous choisissons le chemin d’Orpa, en laissant notre vieille belle-mère israélienne aller seule et aigries son chemin en retournant nous-mêmes vers notre mère païenne, d’où nous sommes tous originaires.

Si nous nous laissons convaincre et animer par le St-Esprit dans nos cœurs, comme Ruth de retourner avec Naomi sur le chemin pour Israël, à Bethlehem, « la maison du pain ».
Ce chemin est tout d’abord inattractif et inconfortable, mais c’est le chemin des plans de Dieu : Naomi est marquée par le deuil, la peine et la déception de son destin et de son Dieu. Elle a tout perdu, sauf la possibilité de retourner dans son pays et par cela peut-être également vers son Dieu.
Et Ruth tient absolument à aller avec elle, elle ne se laisse pas décourager. Car dans son cœur brûle un appel et un amour profond pour Naomi. Elle sent que par son mariage avec le peuple de l’alliance de Dieu, elle est inséparablement liée avec sa belle-mère, quoi qui arrive. Et c’est seulement de cette manière que peut venir son avenir, son avenir messianique commun.

C’est la raison pour laquelle Ruth, la moabite, l’arrière-grand-mère de David, prononce ces paroles prophétiques que le Seigneur voudrait écrire sur nos cœurs, à nous les chrétiens de la Suisse dans ces temps déterminants, afin que nos cœurs soient remplis de Son amour pour Israël et que nos pieds de bonne volonté et capable de marcher avec Israël sur ces chemins inconfortables vers un avenir messianique commun :

« Ou tu iras, j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu « (Ruth 1,16)

Et complété par la nouvelle alliance :
Ton avenir sera mon avenir ! Maranatha – Viens notre Seigneur, viens ! (1 Cor. 16,22)

Résolution adressée au Conseil Fédéral et au Parlement

Résolution adressée au Conseil Fédéral et au Parlement,
relative aux relations de la Suisse avec Israël

Dans une manifestation publique en faveur d’Israël sous le nom « des chrétiens annoncent la couleur » sur la Place Fédérale à Berne le 30 septembre 2006, vingt organisations suisses en faveur d’Israël s’adressent au Gouvernement Fédéral et au Parlement.

En voici la teneur :

Nous constatons que notre monde a été saisi d’une nouvelle vague d’antisémitisme. En même temps, le menace d’Islamistes prêts à la violence et remplis de haine croît sur une échelle mondiale. Sa cible est une fois de plus Israël qui depuis sa création se trouve menacé dans son existence.

Nous sommes très inquiets du fait que la lutte de survie continuelle du peuple juif et la menace sérieuse qui pèse sur Israël par l’armement nucléaire de l’Iran, n’ont pas été perçu par notre politique extérieure ou ont été banalisé. Le Président iranien se présente sans gène comme un nouvel Hitler et ne cache pas son intention de détruire Israël.

Nous sommes inquiets que la polémique islamiste qui dure depuis des années, n’a pas été comprise à ce jour dans son effet et son influence sur la politique et l’opinion publique. L’information unilatérale depuis des années fait son effet jusque dans notre politique extérieure et ne tient pas compte de la situation sur place.
Ainsi, Israël a été désigné comme étant l’auteur de la dernière guerre au Liban et rendu responsable de toutes ses conséquences. Mais la vraie cause de cette guerre était le non-respect de la résolution de l’ONU, selon laquelle le Hezbollah aurait dû quitter le Liban. Et le déclencheur immédiat était l’enlèvement de deux soldats israéliens, une déclaration de guerre qu’Israël ne pouvait pas accepter sans réagir. Nous ne pouvons et ne voulons pas accepter que des politiciens suisses sympathisent avec des organisations terroristes et qu’ils altèrent les faits.
Nous regrettons beaucoup les souffrances de la population civile d’un côté et de l’autre de la frontière, causés par cette guerre, ainsi que l’empoisonnement du monde islamique par des appels à la haine et à la violence dans ce contexte.

Nous sommes inquiets du silence du Gouvernement et du Parlement face aux actions antisémites en public. Ainsi, sur cette même place, dans un passé très récent, des drapeaux israéliens ont été brûlés et des drapeaux avec la croix gammée et du Hezbollah ont été agités qui militent d’une manière claire pour la destruction des juifs respectivement de l’Etat d’Israël. Par un tel silence, les responsables politiques se rendent co-responsables du développement d’un climat hostile aux juifs dans notre société. Nous espérons qu’à l’avenir, l’étalement de symboles antisémites ne sera plus toléré en Suisse.

En tant que chrétiens, nous nous tenons sur les fondements bibliques. Il y a 3000 ans, Dieu a attribué à Abraham un pays bien défini sur cette terre comme héritage éternel, avec la Judée et la Samarie au centre et Jérusalem comme capitale éternelle et indivisible. Sur la base commune de valeurs et de teneur de foi, nous nous tenons derrière Israël en tant que nation et derrière les juifs en tant que peuple. Nous assurons Israël, en sa qualité de nation voulue par Dieu, de toute notre solidarité, indépendamment de toute situation politique.

En tant que chrétiens et citoyens suisses, nous nous opposons à toute forme d’antisémitisme et d’anti-israélisme dans la politique et la société et soutenons les valeurs tels que liberté et démocratie qui dans notre pays ont une tradition hautement appréciée.

Nous demandons également que nos valeurs démocratiques ne soient pas influencées par des considérations économiques.

Nous dressons un appel à notre Gouvernement et au Parlement de défendre d’une manière claire et nette le droit d’existence non discutable d’Israël en tant qu’état souverain et démocratique de la communauté des nations.

Nous dressons un appel aux responsables politiques de notre pays de ne pas accepter comme partenaire politique de négociation des organisations terroristes qui refusent le droit d’existence d’Israël.

Et finalement, nous appelons à montrer de la compréhension pour Israël dans sa situation particulière, comme cela a été le cas dans les années 80. Notre pays devrait soutenir de toutes ses forces la seule nation juive de ce monde dans sa lutte contre l’hostilité et le terrorisme.

Abraham Services | Beit Netanel | Brücke zu Israël | CAI Chrétiens Amis d’Israël | Dienst für Israël in der Stiftung Bund der Taube | Ebenezer – Opération Exodus | Gemeindehilfe Israël | Gemeinschaft der Versöhnung GDV/COR | Hilfswerk Aktion Verzicht | Ambassade Chrétienne Internationale Jérusalem | Groupe de contact Israël | MCS Messianic Center St. Gall, Hope for the Nations | Appel de Minuit | Pianolim, For Zion’s Sake/Posaune der Rettung Israels | RETO Return-Organisation | Fondation Schleife | Association Pro Israël | Volvieron del Sur.


Organisateurs : IWS-Suisse (Union de travail des œuvres suisses en faveur d’Israël)

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